Notre histoire

Sommet sur l’éducation théologique

À l’occasion de la célébration du centième anniversaire de l’École de Théologie de Montréal, fondée en 1914, un Sommet sur l’éducation théologique prit place le 26 septembre 2014 au Cercle Universitaire de McGill. Précédemment, une réunion des doyens et présidents eut lieu le 13 février 2014, et fut présidé par Don Walcot et Gerbern S. Oegema. Plusieurs membres du Collège théologique diocésain de Montréal, du Séminaire Uni, du Collège Presbytérien de Montréal, de la Faculté des Études Religieuses de McGill, de la Faculté de Théologie et Études Religieuses de Université de Montréal, de la Faculté de théologie évangélique, du Grand Séminaire, de l’Institut pastorale des Dominicains, et du Département de Théologie de l’Université Concordia ont assisté au sommet.

citem-our-history

Le thème du Sommet

Le thème du Sommet était l’exploration des possibilités de coopération, du partage de ressources et de cours, l’agrandissement de la base des programmes MST et B.Th., et même la possibilité de complètement restructurer notre éducation théologique à Montréal. Le Sommet s’est déroulé en français et en anglais et a été divisé en deux sessions générales et plusieurs groupes de discussion, qui ont porté sur :

  1. Les défis institutionnels;
  2. L’échange de professeurs et de cours;
  3. Les différents choix en études pastorales;
  4. Les différents choix en études théologiques;
  5. Des possibilités de rencontres interreligieuses;
  6. « Et si nous pouvions recommencer ? »

Après une brève session d’introduction, il y eut l’allocution principale de Dan Alshire de l’Association des écoles théologiques, et une première série de discussions de groupe. Après le repas, il y eut une deuxième série de discussions, et en conclusion, des remarques générales. Les différents groupes étaient composés d’un président, ainsi que d’une personne chargée de la mise par écrit des propos.

Regrouper l'information

En général, il a été souligné pour l’avenir immédiat qu’une priorité serait d’obtenir plus de clarté autour de ce que chaque groupe faisait en termes d’éducation théologique et de formation ministérielle.

Un questionnaire a été suggéré afin de déterminer le nombre de professeurs, les cours offerts, le nombre de cours en ligne, dont ceux qui étaient en français ou en anglais seulement, etc. (Voir la fonction « recherche » sur ce site.) En ce qui concerne les langues, certaines institutions forment des gens pour le ministère principalement au Québec, alors que d’autres, comme le Collège Presbytérien, forment leurs étudiants pour le ministère à travers le Canada.

Et à ce sujet: nos collèges ecclésiaux ont-ils une vision pour le ministère en francophonie ? Et si oui, quelle est cette vision, et sinon, existe-t-il un moyen de développer une telle vision ?

Un autre sujet abordé fut l’effort de privilégier la possibilité d’échanges d’inscriptions entre les différents collèges. Peut-on imaginer une M. Div., ou l’équivalent, qui permettrait d’obtenir plus que la simple formation pour le ministère dans un contexte de congrégation, par exemple, en équipant aussi les étudiants avec une bonne éducation théologique pour le monde des affaires ou même des opportunités ONG ? Enfin, il a été suggéré qu’il serait bon de demander au Centre Wabash de l’assistance pour combiner les différents programmes en un seul lieu.

Le partage des cours

Un autre groupe a souligné l’importance du partage de certains cours, des demandes communes de bourses de recherche, ainsi que la supervision conjointe des étudiants en études supérieures. Cela étant dit, il ne s’agirait pas d’une relation bilatérale entre deux institutions, mais plutôt d’une relation multilatérale entre les différents collèges et les départements enseignant la théologie.

Ce groupe a suggéré la création d’une plate-forme commune (de préférence un site), où les écoles et départements intéressés pourraient envoyer leur liste de cours enseignés (avec quelques descriptions, si possible) afin que les autres institutions puissent voir ce qui est offert ailleurs. Ultérieurement, cette plate-forme pourrait être dirigée par un groupe du Conseil de l’éducation théologique de Montréal.

Plus de détails

En qui a trait au partage de cours et de ressources, deux remarques ont été mises de l’avant : d’abord, le grec, l’hébreu et le latin posent quelques problèmes; ensuite, offrir l’opportunité d’apprentissage d’autres langues importantes, tel que le copte, l’araméen, l’arabe, etc, en pose d’autres.

Actuellement, Concordia développe un cours d’hébreu biblique en ligne (les premiers 3 crédits) : le format en ligne devrait permettre au matériel et à sa distribution d’être en français et en anglais, et cela serait disponible à l’étudiant dans la langue de son choix sur une plate-forme commune. Le format en ligne devrait aussi libérer l’instructeur et les étudiants (et l’université) des contraintes liées à l’emplacement et aux heures de rencontres. Si d’autres institutions adhéraient au cours de Concordia, elles pourraient indépendamment nommer des auxiliaires d’enseignement locaux afin de diriger des groupes d’études liés à l’institution en question, et ainsi mélanger les formats en ligne et en classe.

Les cours offerts par les institutions couvertes par la CREPUQ sont facilement transférés en crédits entre ces universités, même si le ciblage des exigences des programmes est pourtant moins évident. Même pour la FTÉ/Acadia, avoir quelques étudiants se déplaçant en une direction ou une autre ne représente pas une dépense excessive, si toutefois cela est justifiable au point de vue académique. McGill a longtemps aspiré à avoir un institut de langues durant la session d’été pour les langues classiques et bibliques, entre les départements d’études religieuses et d’études classiques, mais cette aspiration n’a pas encore été concrétisée dû à des coupures budgétaires dans ces deux départements.

Obstacles

Il existe, par contre, quelques obstacles à partager les cours offerts entre les institutions : toutes reconnaissent le défi d’enseigner une langue biblique ou classique alors que certains étudiants ont une faible connaissance grammaticale de leur langue maternelle. La langue d’enseignement est aussi un obstacle sérieux aux étudiants qui se déplacent entre les institutions francophones et anglophones. Ne serait-il pas intéressant d’enseigner/apprendre une langue biblique dans un cadre d’enseignement entièrement bilingue, où le français et l’anglais seraient à la fois utilisés pour instruction/comparaison?

Il est difficile pour les étudiants de trouver les renseignements justes au sujet des cours de langues offerts à nos institutions. Devrions-nous nommer un coordinateur qui serait personnellement responsable de la mise-à-jour des cours de langues bibliques/théologiques offerts à Montréal ? Les doctorants doivent non seulement eux-mêmes maîtriser les langues, mais aussi acquérir les compétences nécessaires pour enseigner ces langues. Nous voulons tous que nos étudiants au troisième cycle gagnent de l’expérience dans l’enseignementt des langues. Ces obstacles sont particulièrement importants pour les premiers trois crédits : devrions-nous mettre l’accent sur la coopération des cours plus avancés ?

Dans l’ensemble, trois domaines de coopération ont été identifiés :

  • La transmission en ligne;
  • Les programmes d’été;
  • Les échanges d’étudiants.

Études pastorales

En termes d’études pastorales, les propositions suivantes ont été mises de l’avant pour renforcer la coopération :

  • S’informer mutuellement au sujet des activités de formation annuelle;
  • Interchanger nos plans de cours;
  • Organiser des rencontres entre professeurs afin d’apprendre à mieux se connaître, ainsi que nos différents programmes;
  • Se tenir au courant mutuellement et assister aux activités pertinentes;
  • Partager nos coordonnées;
  • Organiser un cours sur la supervision de la formation pastorale.

Le Conseil

Un groupe a proposé la création d’un Conseil des institutions pour l’éducation théologique. Un des buts principaux du conseil serait de présenter au public un « visage unifié » de l’éducation théologique à Montréal.

Un conseil devrait être composé des personnes à la tête des institutions membres, ou leurs délégués, ainsi que de deux étudiants représentant l’adhésion francophone et anglophone du conseil. Le conseil devrait aussi être formé de professionnels non-académiques (comme ce fut le cas lors de la fondation du Conseil adjoint des collèges théologiques en 1912).

Le conseil devrait formuler un protocole d’actions à des fins de collaboration comportant une série d’étapes initiales à suivre :

  • Étudier de meilleures pratiques d’organismes similaires ailleurs au Canada, par exemple « Vancouver School of Theology » ou « Toronto School of Theology »;
  • Partager les listes de cours, et une duplication d’adresse;
  • Piloter un projet d’enseignement collaboratif;
  • Examiner la question de l’équilibre entre la théologie chrétienne et les études religieuses dans les institutions membres;
  • Publier une revue théologique commune ;
  • Étudier la possibilité d’un programme académique conjoint en études interconfessionnelles;
  • Réfléchir de manière coopérative vers l’avenir.

Lors d’un deuxième Sommet le 26 avril 2015, nous avons décidé d’établir le « Conseil de l’Éducation Théologique à Montréal » et de le définir à travers le texte suivant, avec une majorité de votes en faveur de ce dernier :

«Nous, les participants du Sommet sur l’éducation théologique à Montréal, convenons à créer un organisme permanent désigné « Le Conseil de l’Éducation Théologique à Montréal » afin de renforcer la coopération. »

Ce site – lancé lors d’une rencontre le 16 février 2016 par les représentants des institutions participant, et créé en juin-juillet 2016 avec le support financier d’un donateur privé – est voué à l’éducation théologique, destiné à soutenir cette nouvelle coopération, et fait partie d’un projet pilote de trois ans, dans lequel les objectifs mentionnés ci-dessus sont mis à l’essai dans l’espoir d’être réalisés progressivement.